Apparence
Une jeunesse remarquée
Les informations disponibles ne détaillent pas précisément le physique de Reinhard : on n'y trouve ni couleur de cheveux, ni taille, ni tenue particulière. Ce que l'on retient surtout, c'est l'image d'un homme très jeune au sommet du pouvoir. Il devient amiral à 21 ans, ce qui fait de lui le plus jeune officier de ce rang dans toute l'histoire de l'Empire galactique, et il meurt à 25 ans.
Un symbole : le navire blanc
Son vaisseau amiral, le Brunhild (« la vierge sanguinaire »), est un bâtiment unique en son genre, construit pour lui. Lors de la quatrième bataille de Tiamat, Yang Wen-li cherche à connaître l'identité du commandant du « navire blanc », ce qui montre que ce bâtiment est reconnaissable de loin et qu'il est étroitement associé à Reinhard aux yeux de ses adversaires.
Personnalité
Un idéaliste méprisant les privilèges
Reinhard est animé par une colère profonde contre l'aristocratie corrompue. Il juge révoltant que des gens héritent du pouvoir et de la richesse sans les avoir mérités. Pour lui, le pouvoir appartient à une seule génération : il ne se transmet pas, il se conquiert. Il rejette aussi les théories qui expliquent tout par la naissance : à ses yeux, l'hérédité relève de la famille, pas des capacités individuelles, et ceux qui croient à ces idées n'ont généralement rien dont s'enorgueillir.
Fier, exigeant et loyal envers ses soldats
Il veut vaincre, mais pas parce que l'ennemi serait faible. Il affirme se battre lui-même, contrairement aux nobles qu'il a battus, et c'est selon lui ce qui explique la fidélité de ses troupes. Il se pense invaincu et estime que l'on le suit pour cette raison, non pour son sang.
Sa lucidité lui permet de dépasser la rancune. À la quatrième bataille de Tiamat, il choisit de secourir les soldats impériaux en difficulté alors qu'il aurait pu laisser Muckenberger s'enfoncer : la gratitude de milliers d'hommes lui paraît peser plus lourd que l'humiliation d'un supérieur. Après la chute d'Iserlohn, il plaide pour la clémence envers les chefs d'état-major, estimant que les responsables de la défaite s'étaient déjà châtiés eux-mêmes.
Dur envers ses ennemis, fragile face à la perte
Face aux criminels, il pense que seule la force peut éclairer leur folie. Il accepte de répandre beaucoup de sang quand il juge la cause juste. Pourtant, la perte de ses proches le marque durement. Après la mort de Kircheis, il se retrouve entouré de subordonnés et non d'amis. Il se montre vite affecté lorsqu'on l'accuse d'avoir laissé massacrer des innocents à Westenland, et il avoue ensuite qu'il ne veut pas rester seul. Il aime aussi à répéter que ceux qu'il aime finissent tous par le quitter.
Une ambition tournée vers la liberté
Reinhard ne cherche pas une vérité absolue : il veut avoir la puissance de réaliser ses rêves, c'est-à-dire de ne plus recevoir d'ordres de ceux qu'il méprise. Il se juge aussi capable de réussir là où Rudolf, le fondateur de la dynastie, a réussi cinq siècles plus tôt, car celui-ci n'était au départ qu'un ambitieux profitant de son époque.
Relations









Capacités et pouvoirs
Un génie tactique
Chef de guerre, homme d'État et réformateur
Histoire
- Enfance
Né sous le nom de Reinhard von Musel, il grandit avec son père Sebastian et sa sœur dans un quartier de banlieue de classe moyenne. Sa mère, Caribelle, meurt dans un accident de voiture quand il est petit, ce qui renforce ses liens avec Annerose. Enfant, il rencontre Siegfried Kircheis.
Un grand noble remarque Annerose dans la rue, et sa beauté parvient jusqu'à la cour. L'empereur Friedrich IV la fait venir au palais impérial pour en faire sa concubine, et le père reçoit une forte somme d'argent. En l'apprenant, Reinhard est hors de lui. Il jure de détruire la dynastie Goldenbaum et de libérer sa sœur. Avec Kircheis, il promet de vaincre tous leurs ennemis.
- Les premières affectations
Sorti premier de l'Académie impériale des officiers sur Odin, il est jalousé par les anciens mais admiré de ses pairs. Il est affecté avec Kircheis à Kapche-Lanka, en première ligne du corridor d'Iserlohn. Il y échappe à un complot de la baronne Susana von Benemunde, ancienne favorite jalouse d'Annerose. Il remporte aussi deux grandes victoires contre l'Alliance. Les conspirateurs meurent, ce qui empêche toute poursuite contre la baronne. Il devient sous-lieutenant et rejoint la flotte.
En août 482 du calendrier impérial, il devient navigateur en chef du destroyer Hameln II. Le commandant est neutralisé et Reinhard s'oppose au lieutenant Bertram, jusqu'à une brève mutinerie pour sauver le navire. Bertram meurt pendant une réparation d'urgence, et le commandant préfère étouffer l'affaire. Il recommande Reinhard pour une promotion au grade de lieutenant et une affectation ailleurs.
Au ministère de la Guerre sur Odin, Reinhard découvre la corruption de plusieurs commandants de bases de première ligne. Avec Kircheis, il rassemble des preuves, mais on lui répond que c'est un mal nécessaire, ce qui conforte son hostilité envers les Goldenbaum. Durant cette période, il se bat en duel pour un ami d'Annerose contre un tueur envoyé par la baronne, qui préfère se donner la mort plutôt que de l'avouer.
Il commande ensuite un destroyer à la cinquième bataille de la forteresse d'Iserlohn, détruit un croiseur adverse et devient commandant. En décembre 483, il prend la tête du croiseur Herrschrichlenchen, où il rencontre Wahlen. Il mène une mission dangereuse derrière les lignes ennemies pour récupérer un prototype volé de particules de zéphyr directionnel, avec l'aide de Neidhardt Müller. À une autre période, affecté avec Kircheis à la police militaire d'Odin, il enquête sur un meurtre à l'Académie des officiers et découvre que le directeur est le coupable : il voulait couvrir des malversations et favoriser son petit-fils.
- Amiral et premiers triomphes
À 21 ans, Reinhard entre dans l'amirauté et reçoit l'autorisation de porter le nom de Lohengramm, qui était éteint depuis longtemps. Il rompt alors avec son père et abandonne « von Musel ». Il reçoit une flotte et le Brunhild.
Peu avant la quatrième bataille de Tiamat, sa flotte épuisée est envoyée intercepter une flotte de l'Alliance près d'Iserlohn, ordre perçu comme une tentative de le faire tuer par des nobles jaloux de sa faveur auprès de l'empereur. Il entraîne l'ennemi dans l'atmosphère de Legnica et l'anéantit presque sans pertes. Ses supérieurs attribuent pourtant le résultat à un phénomène naturel, et la rumeur d'un incompétent qui se cache dans les jupes de sa sœur persiste, ce qui multiplie les attentats.
À Tiamat, Muckenberger, qui veut se débarrasser de cet « amiral des jupes », le fait avancer seul. Reinhard contourne le piège avec sa manœuvre, puis finit par attaquer l'Alliance pour sauver les troupes impériales, qui sont alors en difficulté. Yang Wen-li tente de couvrir la retraite avec un seul destroyer et quatre leurres, puis se place sous le Brunhild, ce qui revient à prendre Reinhard en otage. Aucun camp ne tire avant que l'Alliance ait pu partir. Reinhard met fin au combat et laisse Yang s'échapper. Il reçoit une citation spéciale, et chacun cherche à connaître le nom de l'autre. La rivalité avec Yang marquera sa vie.
À Astate, il l'emporte malgré son infériorité numérique et devient amiral de la flotte. Après la chute d'Iserlohn, les trois chefs d'état-major veulent démissionner, et l'on s'attend à ce que Reinhard obtienne un de leurs postes. Il demande au contraire à l'empereur de ne punir personne, et le secrétaire d'État Klaus von Lichtenlade l'approuve. Paul von Oberstein devient son conseiller.
- L'invasion de l'Alliance et la guerre civile
Après la prise d'Iserlohn par Yang, les partisans de la manière forte au sein de l'Alliance lancent une invasion pour « libérer » le peuple impérial. Reinhard applique la terre brûlée, puis anéantit la force d'invasion à Amlitzer.
L'empereur Friedrich IV meurt paisiblement dans son sommeil, privant Reinhard de sa vengeance. Avec Lichtenlade, il soutient Erwin Joseph II, cinq ans, qui est proclamé empereur sous la régence de Lichtenlade. De nombreux grands nobles y voient une usurpation et se révoltent sous la direction d'Otto von Braunschweig, avec l'amiral von Merkatz. Réfugiés à la forteresse de Geiersburg, ils sont désignés par Reinhard comme des « rebelles », nom que l'Empire donnait à l'Alliance.
Après plusieurs défaites, les nobles assassinent Braunschweig et se rendent. Un émissaire sort une arme cachée dans le cadavre pour tuer Reinhard, mais Kircheis le protège et meurt. L'assassin se suicide. Sur le conseil d'Oberstein, l'attentat est imputé à Lichtenlade. Mittermeyer et Reuenthal marchent sur Odin, l'arrêtent et confirment l'autorité de Reinhard.
- La bataille de Vermillion
Presque empereur, Reinhard réforme la société impériale. En 489, après deux ans de régence, le Dominion de Phezzan soutient en secret d'anciens nobles pour enlever Erwin Joseph II, alors âgé de sept ans. Reinhard laisse faire. Le gouvernement en exil s'installe au sein de l'Alliance, lui donnant le prétexte d'une dernière invasion, pour tenir sa promesse à Kircheis d'unifier l'espace humain. Le 20 septembre, l'abdication d'Erwin Joseph II est annoncée, et Catherine von Goldenbaum, huit mois, devient la première impératrice.
Le même jour, Reuenthal attaque Iserlohn pour détourner l'attention, tandis que la majeure partie des forces passe par Phezzan. Mittermeyer, le « Loup du vent », occupe le Dominion. À son arrivée, Reinhard est acclamé par des dizaines de milliers de personnes.
Yang quitte Iserlohn et cible les lignes de ravitaillement et les forces avancées en évitant la flotte principale. Reinhard disperse alors ses amiraux et se place en appât à Vermillion. Yang domine le combat, même quand Müller arrive en renfort. Mais alors que le Brunhild se trouve sous ses canons, la 13e flotte capitule : Mittermeyer et Reuenthal ont pris Heinessen, forçant le gouvernement civil à se rendre. Reinhard retourne sur Odin, où le régent de Catherine signe l'abdication, mettant fin à la dynastie et ouvrant la voie à son couronnement.
- Mariage
En août 800, lors d'une cérémonie au cimetière militaire impérial de Phezzan, un officier tente de le tuer et l'accuse d'avoir été complice de Braunschweig dans l'attaque nucléaire contre Westenland trois ans plus tôt. Reinhard avait laissé faire pour hâter la fin de la guerre civile, et l'accusation le bouleverse. Le soir, il demande à Hilde de rester auprès de lui.
Le lendemain, il demande sa main à son père, expliquant qu'il ne veut pas imiter les empereurs Goldenbaum, jugés débauchés. Le comte von Mariendorf répond avec tact que sa fille est bouleversée, sans refuser. Hilde nie d'abord ses sentiments, pense que Reinhard agit par devoir, et se dit incertaine de l'aimer. Pendant la révolte de Reuenthal, elle découvre qu'elle est enceinte et le cache d'abord. Peu après le retour de Mittermeyer de Heinessen, elle l'avoue à Reinhard, qui renouvelle sa demande. Elle accepte, et ils se marient début 801.
- Mort et héritage
Reinhard souffre d'une maladie dégénérative inconnue, surnommée « la maladie de l'Empereur » faute de précédent. Il meurt à 25 ans, le 26 juillet 801. Son fils Alexander Siegfried lui succède, avec Hildegard pour régente jusqu'à sa majorité.
Il a interdit que l'on érige des statues de lui avant dix ans après sa mort, et elles ne doivent pas dépasser la taille réelle. Son testament, qui prend effet à l'investiture de la régente, élève les amiraux supérieurs au rang de maréchal, ce qui consolide la légitimité de Hildegard. Avec Julian Mintz, il évoque son refus de forcer la création d'un parlement constitutionnel : il veut laisser ses successeurs trancher. Il dit à Hildegard que, si son fils n'est pas apte, il ne doit pas régner, et que c'est à elle de décider d'instaurer un parlement.
Anecdotes
Date de naissance : La fiche donne le 14 mars 776, tandis que le récit indique le 6 mai de la même année de l'ère spatiale. Dans les deux cas, il meurt à 25 ans.
Le nom : Il naît Reinhard von Musel. Il adopte le nom de Lohengramm, un titre noble disparu depuis longtemps, lors de sa nomination au rang d'amiral.
Surnoms : Ses adversaires le surnomment « amiral des jupes », en insinuant qu'il doit sa carrière à Annerose. Il est aussi lié à l'image du « navire blanc ».
Le mot « rebelles » : Il applique aux nobles révoltés le terme que l'Empire réservait à l'Alliance depuis l'exode d'Arle Heinessen.
Les statues : Il n'en autorise qu'après dix ans, et de taille humaine maximum.
Interprètes : Ryō Horikawa le joue dans les OVA, Hikaru Midorikawa dans Golden Wings et Mamoru Miyano dans Die Neue These.
Sur la noblesse : Il dénonce des gens qui se croient nés pour dominer et blesser autrui, et il juge l'Empire trop corrompu pour durer.
Sur le pouvoir : Pour récupérer sa sœur, il lui faut d'abord une puissance capable de faire plier les nobles, et même l'empereur.
Sur l'héritage : Le pouvoir appartient à une génération, il faut le conquérir et non le recevoir.
Sur la victoire : Il veut vaincre, mais pas parce que l'ennemi est faible. Il estime aussi que livrer cent batailles ne revient pas à en gagner cent.
Sur Iserlohn : Si l'ennemi avait quelqu'un doté d'un dixième de son intelligence, même Iserlohn tomberait.
Sur la paix : En temps de paix, l'incompétence n'est pas un péché, tant la chance est grande.
Sur Rudolf : Il demande à Kircheis si ce qui était possible pour Rudolf lui serait impossible, à lui.
Sur sa mission : Même si sa sœur le déteste, il ne peut plus reculer, car il ne veut pas confier l'avenir de l'humanité à des nobles dépensiers ni à des démagogues.
Sur les criminels : Lors de l'enlèvement de l'empereur, il proclame que seule la force éclairera des criminels incapables de comprendre.
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Pour aller plus loin
Image et données de base : AniList. Article rédigé en français à partir de Reinhard von Lohengramm (Fandom), licence CC BY-SA 3.0 ; cet article est diffusé sous la même licence.










