Présentation
Xianle est un État fastueux dont la réputation repose sur son opulence. Ses voisins jalousaient ses terres étendues et ses richesses. Un dicton résume l'esprit du pays : on y aimait l'or, les pierres précieuses, les belles personnes, la musique et l'art.
Le nom peut aussi se lire Xianyue, ce qui signifie « musique céleste ».
Description
Géographie
Xianle occupe les Plaines centrales. L'est du royaume, environ trois fois plus vaste que l'ouest, concentre la majorité de la population et les lieux les plus animés. Il borde la mer et compte plusieurs lacs. L'ouest, au contraire, est aride et écrasé de chaleur.
Lieux notables
- Montagne Taicang (chaîne montagneuse) : elle abritait surtout le centre de cultivation du royaume, le Pavillon saint royal. Certains sommets étaient consacrés au culte de Xie Lian et de Jun Wu.
- Capitale royale (est du royaume) : c'est là que se trouvent le palais et les quartiers les plus riches, mais aussi des taudis, à une rue seulement du luxe.
- Palais de Xianle (résidence royale) : le lieu le plus prestigieux du pays. Il comprenait une grande cour et des couloirs écarlates. Beaucoup d'éléments étaient dorés ou en jade, des tableaux de maître ornaient les murs et une musique douce résonnait dans les salles.
- Pagode de l'Être céleste (centre de la capitale) : le plus grand édifice de la ville, vieux de plusieurs siècles. Elle symbolisait le palais de Xie Lian et s'est effondrée pendant la guerre civile.
- Yong'an (grande ville de province, à l'ouest) : une cité pauvre depuis toujours.
- Baie de Lang-Er (dans la région de Yong'an) : une baie qui abritait un village.
- Colline de Beizi (près de la capitale) : une petite montagne très boisée.
- Forêt de Buyou : on y avait installé le camp de quarantaine des personnes touchées par la Maladie du visage humain.
Culture et croyances
Les habitants de Xianle croyaient depuis très longtemps que l'aura spirituelle d'une personne résidait dans les cinq traits du visage. Ils pensaient aussi que le sommet de la cultivation était l'harmonie du yin et du yang, car elle reflétait la liberté des dieux face aux contraintes liées au genre.
La divinité la plus vénérée était leur propre prince héritier, Xie Lian. Huit mille temples lui furent dédiés. Des temples consacrés à l'Empereur céleste martial, Jun Wu, existaient également. Les gens de la capitale l'adoraient au point de se presser dans la foule pour toucher ne serait-ce qu'une manche de son vêtement. Ils lui promettaient de le suivre jusqu'au bout.
Fêtes et traditions
Grâce à sa richesse, Xianle célébrait ses fêtes sans retenue. Parmi elles figuraient la fête de Shangyuan et la Procession cérémonielle céleste. Le cortège réunissait des guerriers resplendissants, des danseuses et un chariot doré qui jouait de la musique dans toute la capitale. Une grande scène dorée tirée par seize chevaux blancs fermait la marche. Le Guerrier plaisant aux dieux y affrontait un fantôme dans un long combat, principale attraction pour la foule qui remplissait rues, remparts et toits. Le nombre de tours de la ville effectués par la procession symbolisait le nombre d'années de paix et de bonheur promises au royaume.
Le Banquet doré était une autre tradition fastueuse, réservée à la noblesse. On le donnait pour marquer des occasions comme l'anniversaire d'un noble. Son nom venait de la qualité exceptionnelle de la vaisselle, des couverts, des coupes et des instruments utilisés.
Richesse et pauvreté
La famille royale se complaisait dans les objets précieux, l'architecture luxueuse et les bijoux raffinés. Les collectionneurs abondaient, et même les enfants nobles jouaient avec des gemmes colorées comme avec des jouets. Un jeu apprécié consistait à bâtir des palais en feuilles d'or.
La misère n'était pourtant jamais loin. Dans la capitale, de nombreux enfants pauvres vivaient en bandes. Les démunis naissaient désavantagés, avaient moins accès à l'éducation et étaient souvent méprisés lorsqu'ils pouvaient enfin se former et travailler auprès des classes supérieures.
Yong'an était pauvre depuis toujours. Quand des réfugiés de cette ville ont dressé des abris provisoires sur un champ inoccupé, les habitants de la capitale, qui considéraient ce terrain comme un lieu de détente, s'en sont indignés et ne cessaient de se plaindre. Beaucoup d'entre eux se croyaient d'un sang xianle plus pur que les gens de Yong'an, nés sur une terre stérile.
Histoire
La sécheresse
Une pénurie d'eau a frappé tout le royaume. L'ouest, situé à l'intérieur des terres et loin de la mer, a le plus souffert. Un projet visait à acheminer l'eau de l'est vers l'ouest en creusant le lit d'une rivière. On l'a jugé trop long et trop coûteux en main-d'œuvre et en ressources, et il a été abandonné.
Le roi a aussi envoyé une aide financière. Mais des fonctionnaires prélevaient leur part à chaque poste de contrôle, si bien qu'il ne restait presque rien à l'arrivée. Mei Nianqing a finalement conseillé au roi de cesser de prier pour Yong'an, et le souverain a laissé la ville à son sort. Faute d'eau pour les cultures, la famine s'est installée.
La guerre avec Yong'an
Les souffrances de Yong'an se sont aggravées, provoquant des morts innombrables et des émeutes. Le royaume a ensuite été détruit par la guerre civile de Xianle, et par la Maladie du visage humain. Les habitants de la capitale avaient placé leur confiance en Xie Lian pour les sauver de ce mal et les protéger du conflit. Son échec a plongé la population dans le désespoir, qui s'est mué en haine et en colère. Quand le royaume a sombré dans le chaos, ils ont incendié ses temples.
Après la guerre, les soldats de Yong'an ont reçu l'ordre de capturer les membres de la famille royale de Xianle qui s'étaient échappés.
Après la chute du royaume
De nombreux anciens habitants de Xianle n'ont jamais oublié leurs racines, même sous la domination de Yong'an. Eux et leurs descendants ont continué de se dire peuple de Xianle, ce qui nourrissait les conflits avec les gens de Yong'an.
Pendant les premières années, Yong'an a massacré tous les Xianle qui se révoltaient. Des alliances clandestines se sont formées pour assassiner des nobles de Yong'an, et quelques-unes ont réussi, ce qui a envenimé la haine mutuelle.
Seul le règne des parents de Lang Qianqiu a changé la donne. Le roi traitait les descendants de Xianle avec bienveillance et sincérité, dans l'espoir d'unir les deux peuples. Les tensions étaient toutefois trop profondes : au moindre incident, chaque camp accusait l'autre. La noblesse de Yong'an a même réclamé l'anéantissement du peuple de Xianle, mais ce projet n'a jamais été mis à exécution.
Personnages liés
- Xie Lian (prince héritier) : divinité la plus adorée du royaume, objet de huit mille temples, très populaire malgré son côté excentrique.
- Jun Wu (Empereur céleste martial) : lui aussi honoré par des temples et des sommets de la montagne Taicang.
- Mei Nianqing (conseiller) : il a recommandé au roi d'arrêter de prier pour Yong'an pendant la sécheresse.
- Lang Qianqiu (lié à Yong'an) : ses parents ont régné avec la volonté de réconcilier les descendants de Xianle et le peuple de Yong'an.
Anecdotes
- Nom (lecture alternative) : Xianle peut aussi se lire Xianyue, « musique céleste ».
- Visage (croyance) : les gens de Xianle pensaient que l'aura spirituelle d'un individu se trouvait dans les cinq traits de son visage.
- Cultivation (idéal) : ils voyaient dans l'harmonie du yin et du yang le sommet de la cultivation, à l'image des dieux libres de toute restriction de genre.
- Voisins (réputation) : les autres nations enviaient les terres et les richesses du royaume.
Article rédigé en français à partir de Xianle (Fandom), licence CC BY-SA 3.0 ; cet article est diffusé sous la même licence.